Visites de brasseries

La bière Mascaret débarque au Bouscat !

Aujourd’hui j’ai visité la brasserie Mascaret, déjà bien connue à Bordeaux, et qui a déménagé au Bouscat (commune limitrophe de Bordeaux). Leur premier brassin dans cette nouvelle installation a eu lieu en janvier 2017 ; avant, toute la production était basée à Rions.

Et ce vendredi donc, c’était l’ouverture officielle du Mascaret café ! Et j’en suis personnellement ravie, car j’habite au Bouscat. A 200m à peine de la brasserie justement. Et c’est cool car on s’ennuie au Bouscat (oops...).

 

 

Le Mascaret café reflète un peu l’esprit du brasseur concernant la consommation responsable : les produits sont majoritairement locaux, bio si possible, toutes les pâtisseries sont faites-maison : banoffee, tiramisu… Sur le pouce, plusieurs formules avec sandwichs chaud ou froid, salades, et bien sûr bière à la pression !

J’arrive vers 15h, je m’assois en attendant que le brasseur, Fabrice, termine la visite en cours. On m’offre gentiment une bière – je choisis l’IPA que je ne connaissais pas encore, lancée il y a 3 semaines.

IPA
Mascaret IPA – houblon Cascade, amertume légère et fraîche, aromatique à souhait

On débute la visite par l’atelier brassage ; j’ai SUPER ENVIE de tester ! Je me suis toujours dit que je ne brasserai jamais moi-même, que je n’étais pas faite pour ça et que je préférais déguster. Ce qui est vrai. Mais plus je rencontre et je déguste, plus j’ai envie de me pencher sur le brassage itself…

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L’atelier a lieu tous les samedis matin. Au début, pendant 1h30, Fabrice explique les grands principes du brassage – ce n’est pas évident pour beaucoup de monde ! Ensuite, chacun choisit son grain, ses ingrédients, sa recette. Et le brasseur vous aiguille, vous conseille. Vous avez envie d’une ambrée au miel ? Libre à vous d’apporter tout ingrédient pour la composition de votre recette ! Une fois que chacun a brassé sa propre bière, elle passe à la fermentation puis à la garde à froid, en tout pendant 3 semaines. Mascaret se charge de l’embouteillage, met votre bière en carton, et vous venez récupérer environ 10 à 15 bouteilles de 75cl. (Toutes les infos ici)

Le brassage c’est une chose, mais les ateliers c’est aussi un moment privilégié pour Fabrice afin de partager des connaissances, des expériences, du vécu. C’est convivial et ça je veux bien le croire. Il réfléchit d’ailleurs pour proposer de nouvelles formules – pour ceux qui ont déjà des connaissances un peu plus poussées, ou pour les brassams qui voudraient louer le matériel.

J’ai visité la brasserie flambant neuve, avec un matériel « plus confortable » pour proposer de nouvelles recettes. Il faut dire que Fabrice et Pauline, sa femme, ont lancé l’aventure il y a maintenant 7 ans, quand peu de brasseurs encore osaient se lancer dans le pays du vin qu’est Bordeaux. Ils ont commencé à Rions, dans des plus petites cuves, avec moins de moyens. Comme beauuuucoup de monde. J’avais d’ailleurs visité l’ancienne brasserie il y a plus d’un an quand j’étais en école de sommellerie, je me souviens bien de la grange aménagée, du peu d’espace, et des explications passionnées du brasseur. On avait dégusté sur place la triple, qui m’avait marquée par sa justesse.
Mascaret a su se faire un nom à Bordeaux (d’ailleurs « Mascaret » c’est le nom de la vague de la Garonne et Dordogne créée par le courant et la marée montante et que les surfeurs adorent), leur couple s’est énormément investi dans cette entreprise, et aujourd’hui on ne peut qu’être contents de voir qu’ils ont réussi (même si rien n’est acquis, comme me l’a rappelé Pauline), qu’ils ont même créé 4 emplois grâce à la nouvelle installation. Le tout en demeurant une brasserie indépendante et familiale, en gardant leur éthique du consommer local et bio.

Ah et j’ai aussi découvert comment on faisait de la limonade (car Mascaret c’est aussi un producteur de limonade). Ce sont des petites cuves peu encombrantes, pour fabriquer le sirop, et une autre machine pour le mélanger à l’eau traitée et ajouter le gaz carbonique. Petit cours d’histoire que j’ignorais : au XXe siècle, les brasseurs étaient aussi limonadiers (et produisaient aussi charbon et eau de Seltz) et fournissaient les bars et restaurants locaux.

Parmi les bières, il y a une gamme permanente :
blanche,
blonde grand cru (« Grand Cru ? C’est parti d’une rigolade et d’un pari avec Olivier notre ami vigneron à Rions. C’est LA recette emblématique de la brasserie. 20 ans de travail d’appréciation et de recherche d’équilibre. Pour nous, une blonde est la recette la plus difficile à mettre au point.« )
ambrée
brune
Coef 119 – blonde triple (« En 2015, à l’occasion d’un coefficient de marée exceptionnel de 119, nous avons mis au point cette bière blonde de triple fermentation au caractère bien trempé.« )

Mais aussi une Lager de printemps, et depuis peu donc une IPA !

Les malts proviennent de Pithiviers (le fameux « grenier de la France »), et les houblons d’Alsace. 90% de la production est vendue… en Gironde. Ecolo !

Dans la petite boutique, enfin, on y trouve bien sûr les bières, la limonade, mais aussi des vins de leurs copains vignerons, des pâtés de campagne bio, du caramel artisanal (ça se dit ça ?) local, et du chocolaaaat de Gironde.

Ah et une dernière chose : j’ai goûté le tiramisu fait avec leur lager. Une tuerie. J’ai peur pour mon porte-monnaie.

 

Infos pratiques

Site internet
Brasserie Mascaret, 

Visite tous les vendredis soir à 19h pour 7€, incluant une dégustation de la gamme bien sûr !

 

 

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