California dreamin’ (2/2)

Oui, je sais ; ça fait environ 6 mois que cet article est censé être écrit, après la première partie ici.

Pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt ? Bonne question… La procrastination n’y est pas pour rien. Mais comme il n’est jamais trop tard, voici la suite ! Comme pour l’autre article, ça va être beaucoup de photos, qui décrivent mieux que des mots. Si les photos sont trop petites, vous pouvez normalement cliquer dessus et les agrandir (je vous prie de m’excuser par avance si vous êtes sur mobile).

Je m’étais arrêtée à Los Angeles, lors de notre Airbnb Expérience chez Joe, qui nous proposait une visite chez Beachwood brewery, puis de venir brasser chez lui.

Je vous laisse admirer mes talents en vidéo. Après ce visionnage, vous comprendrez mieux pourquoi je n’ouvrirai jamais de brasserie.

Si vous voulez voir plus de homebrewing chez Joe, suivez son compte Instagram : @shotandabrew

En somme, on a passé environ, de mémoire, presque 2 heures chez lui, et c’était passionnant. Joe a un million de choses à dire sur la bière, sur sa fabrication, avec une humilité déconcertante qui devrait inspirer quelques personnes françaises. On lui décrivait justement le mouvement « craft » en France, ce qu’on en avait appris, etc.

Alors vu qu’on m’a posé la question : on a brassé avec lui une Pale Ale, mais bien évidemment nous n’avons pas pu la boire car nous avons participé seulement à la fin de l’empâtage et à l’ébullition/houblonnage. On a embouteillé avec lui (ce que j’essaye de faire sur la vidéo) un Stout qu’il avait brassé quelques semaines plus tôt. En gros, il a toujours, pour ses expériences, des bières qui attendent d’être embouteillées ou fermentées ou brassées, du coup on a l’occasion de voir plusieurs étapes.

Cela dit, pour mon anniversaire en décembre dernier, j’ai eu la belle surprise de recevoir une dizaine de bouteilles de la part de Joe, d’une Brut IPA brassée par ses soins ; honnêtement, elle était clairement au niveau de certaines Bruts IPA que j’ai pu goûter de brasseries professionnelles !

Après cette chouette expérience, on a mangé – évidemment – et pris la route pour Art Districts, un des nombreux quartiers de Los Angeles (pas très loin de Downtown LA). On avait un concert prévu là-bas le soir, et on en a donc profité pour visiter quelques taprooms, car c’est pas ce qui manque bordel. Premier stop chez Angel City, puis chez Art Districts brewing.

Comme à chaque fois dans ce pays, je suis choquée par la taille des brasseries et surtout des taprooms urbaines (on est vraiment, vraiment en centre ville). Alors oui, je sais, l’Amérique c’est plus grand toussa toussa, mais ça reste surprenant de voir tout ça avec nos yeux de petits Français. Les taprooms sont vastes, belles, soignées, avec des tables partout, avec un peu de place, avec de la bonne bière (et de l’eau à portée !). C’est une ambiance cool, on mange des tacos, et rien que d’y penser ça me fout la larmiche à l’oeil.

Après quelques autres activités touristiques que je ne peux m’empêcher de vous montrer en photos, nous quittons Los Angeles pour partir à San Diego.

SAN DIEGO

Avant d’arriver à San Diego, en fait, on s’arrête quelques heures à Escondido, pour une visite chez Stone Brewing que j’avais bookée quelques jours plus tôt.

Alors… Très contente d’avoir pu visiter cette brasserie. C’est assez fou en réalité. On entre par le merch, dans la boutique. On se présente à l’accueil, et on nous dit que la guide viendra nous chercher. Du coup, en bons touristes que nous sommes, nous essayons toutes sortes de t-shirts et casquettes en attendant. Un tour chez Stone coûte $8. Rien de bien méchant, et ensuite on goûte quelques bières. On a même un joli galopin en verre estampillé au nom de la brasserie, gracieusement offert. Alors de mémoire… nous étions tout de même une bonne vingtaine (voire trentaine) de visiteurs. Et ça fait tout de même drôle de visiter une brasserie craft avec tant de monde, et une guide qui utilise un micro pour nous parler. Au premier stop, devant les cuves, nous parlons malt et houblon. Et dégustons un premier verre (de ? je ne sais plus). Nous marchons ensuite près des cuves, on ne voit pas grand-chose, si ce n’est qu’il y en a beaucoup, et que c’est grand – très grand. Puis nous sortons, marchons 5 min au bord d’une route, et entrons dans la partie conditionnement. Boules quiès de rigueur. La guide a passé beaucoup de temps, en fait, à défendre Stone comme étant indépendant (même si très gros) et craft, toujours. On sent qu’il y a eu quelques attaques à ce sujet dans le passé. A la fin du tour, on retourne alors dans la boutique, où se trouve un bar, et chacun peut choisir 3 galopins (l’Arrogant Bastard ne passe toujours pas pour moi).

San Diego est cool. Bien plus petite que Los Angeles, on peut faire quelques trajets à pied, ce qui n’est pas désagréable. C’est aussi un peu plus jeune, plus « branché », plus festif encore. Bon, on n’était pas loin du 4 juillet, ce qui explique un peu. Mon coup de coeur, ça sera Modern Times. Leur tasting room qui se situe à San Diego (ils en ont plein d’autres), à Point Loma, est si belle. Les bières sont si bonnes (si on aime le houblon). Sur la taplist, on connaît même les dates des brassins, donc quelles sont les bières les plus fraîches à déguster. Je vous laisse admirer l’endroit.

Je terminerai enfin par Green Flash, brasserie fondée en 2002 et rachetée en 2018 par un groupe d’investisseurs privés.

Ben c’est pas minuscule ma foi. En fait, j’avais initialement réservé un brewery tour chez Green Flash, le 4 juillet. Mais, évidemment, c’est la fête nationale là-bas, et personne ne bosse ce jour-là. Devin, de la brasserie, m’a alors envoyé un email pour s’excuser de ne pas avoir mis à jour le calendrier des réservations et faire en sorte qu’on ne puisse pas booker le 4 juillet ; il me propose un tour privé pour se faire pardonner, que j’accepte avec plaisir.

Nous avons été extrêmement bien accueillis ; on a payé quelques dollars, eu droit à 4 belles pintes, qui nous ont suivies sur un chariot lors de toute la visite (ça, c’est la classe). Il faut aimer les bières houblonnées, un peu extrêmes pour certaines, pour aimer Green Flash. Cela dit, la West Coast IPA (leur flagship) reste très équilibrée, et nous avons pu goûter quelques bonnes bières légères en amertume et en alcool.

Ce tour privé a duré plus d’une heure, on a appris bien trop de choses, je ne pourrai pas tout retranscrire ici. Mais Devin a pris le temps, a répondu à chaque question, nous a beaucoup demandé comment ça se passait du côté de la France, a été très professionnel et à la fois très détendu – comme les Américains savent si bien le faire.

Je sais, c’est très succinct et tout, et je ne vous parle pas beaucoup des bières que j’ai pu déguster – mais si j’avais vraiment tout noté à chaque fois, et écrit cet article 6 mois plus tôt, ben on n’en serait peut-être pas là. Mais bon. Je suis une fainéante.

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